Artiste Français né au Vietman en 1943.
Jeune peintre, à la fin des années 60 et au début des années 70, Kim Hamisky cherchait à réduire la peinture à ses fondamentaux, dont les oeuvres tendaient vers la monochromie en réduisant le tableau à sa structure - cadre ou châssis - préférant les formes découpées au remplissage.
Lors de cette période d'abstraction lyrique, cet artiste expose à la galerie Arnaud - Paris - des oeuvres où apparait le goût des techniques artisanales comme le bois découpé ou le laquage, donnant à son travail un aspect de perfection. Il se plaisait ainsi à créer à la surface d'un panneau impeccablement blanc un jeu de vide et de relief laissant percevoir le mur par delà la peinture comme si une déchirure, un arrachage venait de se produire. Bientôt ses accidents deviennent l'essentiel de son travail.
Dès 1969, il devient par alliance le gendre du couple d'artiste Claude et François-Xavier Lalanne, ce contexte familial entraine l'artiste vers la sculpture où désormais l'espace délimitera son oeuvre. Son travail prend bientôt une dimension monumentale. Kim Hamisky abritera sa création sous l'alibi d'une fonction tel le 'noeud' ou encore le ' paravent' c'est à dire le plan articulé. Le polyptique devient donc une image emblématique de son travail des années 80.
Dans les années 90, il commence à réaliser des figures, véritables archétypes de visage sans aucunes singularités particuilères tels des masques. Les oeuvres réalisées évoquent tour à tour le théâtre japonais ou encore les figures hieratiques des maîtres de l'art déco. Ces créations faites d'acier, de bronze ou de bois sont un rappel du travail de peinture chez le sculpteur. La forme et le volume naissant ici d'un jeu de masque.
La disparition prématurée de cet artiste laisse une oeuvre en suspend, il est clair que le volume, la découpe et la précision naturaliste prennent dans ses dernières oeuvres une place prépondérante, faisant tendre ainsi son travail vers la figuration narrative dont il est l'un des représentants.