Artiste Américain d’origine Portoricaine et Haïtienne, Basquiat commence par se faire connaître comme un peintre des rues de New York, un graffeur puis comme un acteur de la scène néo-expressionniste. Ce fût un artiste dit « Underground » couronné de succès sur la scène internationale de l’art des années 80.
Dès son plus jeune âge, Basquiat montre une aptitude artiste que sa mère encourage en l'emenant visiter fréquemment le MOMA ou en le Museum of Moderne Art. Vers la fin des années 70, Basquiat se frotte à l’art du graffiti dans les taudis de Manhattan et aux alentours des galeries, ajoutant la signature péjorative de SAMO pour « Same Old Shit ». Il abandonne l’école une année avant la remise du diplôme et quitte la maison familiale pour s’installer avec des amis survivant en vendant des tee-shirts et des cartes postales dans la rue. Cependant il gagne rapidement un certain statut au sein de la scène artistique de Manhattan et plus particulièrement dans celle de l’East Village grâce à des apparitions télévisées régulières sur le câble.
Dès le début des années 80, il se fait connaître en participant au Time Square Show, exposition collective d’artistes patronnée par les « Collaborative Projects Incorporated » (Colab) et sa carrière internationale est lancée grâce à un article intitulé « L’Enfant Radieux » qui est publié dans le magazine Artforum par le poète, critique d’art et provocateur culturel René Ricard. Il continu d’exposer ses travaux autour de la ville de New York aux cotés d’artistes tels Keith Haring ou encore Barbara Kruger… Basquiat devient vite un acteur du mouvement que l’on appellera néo-expressionisme puis il rencontre Andy Warhol avec qui y collabore intensivement tout en forgeant une très forte amitié. En 1985, Basquiat fait la Une du New York Times Magazine dans un numéro intitulé « New Art, New Money : The Marketing of an American Artist ». Dépendant de l’héroïne depuis de nombreuses années, il meurt tragiquement d’une overdose en 1988 à l’âge de seulement 27 ans.