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Alquin Nicolas

Nicolas Alquin (né en 1958, vit et travaille à Bagneux) Né en 1958 à Bruxelles dans une famille d’artistes, Nicolas Alquin, après avoir étudié la restauration d’œuvres d’art au musée des Arts et Traditions populaires, fréquente les ateliers des sculpteurs Reinhoud d’Haese et Etienne-Martin. Il développe depuis son lexique artistique selon trois vecteurs principaux : le bois (en taille directe) ; la cire d’abeille taillée et modelée dans la masse (parfois fondue en bronze) ; et l’encre sépia ou noire (pour des lavis au pinceau ou à la plume d’oie). Prenant à rebours les préceptes de la sculpture post-minimale, il déploie une pratique qui rejoue, non sans intensité, l’histoire de l’art, convoquant aussi bien des références à la marge que la grande histoire de la sculpture. Dans un dialogue incessant entre l’héritage iconographique judéo-chrétien et l’influence des sculptures primitives (tant africaines qu’orientales) sur l’art occidental contemporain, Nicolas Alquin matérialise à travers ses œuvres une réflexion sur les relations entre le visible et l’indicible, la main et l’esprit, ou encore la maîtrise et l’aléatoire. Ainsi, il n’hésite pas à s’approprier des techniques dites « traditionnelles » (la taille directe du bois en première ligne, le ciselage du bronze) pour les teinter d’influences diverses et les remettre en perspective. Son œuvre a récemment fait l’objet de plusieurs expositions monographiques parmi lesquelles « Bois et dérivés » en 2013 (Musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun ; Abbaye Saint-Jean des Vignes, Soissons ; Musée de Campredon, L’Isle sur la Sorgue) ; « Bois flottés » en 2005 (Musée d’Ixelles, Bruxelles). Il a par ailleurs exposé personnellement à la Fondation Fondation Veranneman (Kruishoutem, 1998), au Musée d’art contemporain (Dunkerque, 1990), à la galerie Adrien Maeght (Barcelone, 1987), au Centre culturel français d’Abidjan (1986) ou lors de la Fiac à Paris ( Galerie Fred Lanzenberg 1993 et 1999), ainsi que dans le cadre d’expositions collectives internationales : Blickachsen exhibition (Bad Homburg, 2011) ; International Sculpture Triennale (Poznan 2006) ; « Moi ! Autoritratti del secolo XX »(Galleria degli Uffizi, Florence, 2004) ; Malborough Gallery, (New York, 1995) ; Scottsdale Arts Festival (Phoenix, 1991) ; « Carte blanche à dix jeunes artistes » (Centre Pompidou, Paris, 1987)… Ses œuvres font partie de collections privées ou publiques (Musée d’art Sacré, Lille ; Musée de Beelden aan Zee, Scheveningen … ) et ponctuent l’espace public suite à de nombreuses commandes : Solitude, monument aux esclaves résistants (Bagneux, 2007) ; Croix d’Espérance, Eglise Notre-Dame-d’Espérance (Paris, 2002) ; Parole portée à la mémoire des victimes du terrorisme, fontaine, Hôtel des Invalides (Paris, 1998). Nicolas Alquin a reçu nombre de prix internationaux dont le Enku Award (Gifu, Japon) en 2004, le Grand Prix Prince Pierre de Monaco en 2001 ou le Prix de la Villa Médicis Hors-les-murs (Vérone) en 1987. Marc Bembekoff

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